vous êtes ici : accueil > Actualités > Inter professionnel

Vos outils
  • Diminuer la taille du texte
  • Agmenter la taille du texte
  • Envoyer le lien à un ami
  • Imprimer le texte

Thierry Lepaon : "Une réforme des retraites anti-jeunes et contre les retraités"

Thierry Lepaon : "Une réforme des retraites anti-jeunes et contre les retraités"

Le secrétaire général de la CGT a accordé un entretien à l’Humanité ce mardi, dans laquelle il dénonce un projet de réforme des retraites inscrit dans la droite ligne des gouvernements précédents. Il 
en appelle à 
une autre réforme, 
faisant progresser 
les droits des salariés et des retraités. Extrait.

Devant le projet gouvernemental de réforme des retraites, et au regard de ce que préconisait 
le rapport Moreau en juin (hausse de la CSG, désindexation des pensions, calcul des retraites des fonctionnaires sur les dix «  meilleures années  » au lieu des six derniers mois, etc.), on pourrait avoir le sentiment que le pire a été évité…

Thierry Lepaon. Certes, il aurait pu être pire, mais le projet n’est pas acceptable en l’état. Il est à la fois injuste et inefficace économiquement. Il y a également besoin de concrétiser certains engagements positifs de la réforme. Les trois sujets sur lesquels la CGT, avec d’autres, se bat depuis plus de vingt ans, et que sont la pénibilité, l’égalité entre les femmes et les hommes, et la validation des années d’études pour la jeunesse, vont être inscrits dans la loi. C’est appréciable. La difficulté qui demeure sur ces points, c’est qu’il y a un décalage entre l’ambition affichée et les réponses apportées.

Selon vous, que reste-t-il de foncièrement négatif dans 
ce projet qui justifie la 
mobilisation de ce mardi ?

Thierry Lepaon. C’est la partie du projet qui est dans la droite ligne de ce qu’ont fait les gouvernements précédents : l’allongement de la durée de cotisation. La première conséquence sera une baisse générale des pensions. Les jeunes qui vivent la précarité et le chômage seront les premières victimes de cette réforme. Quant au rachat de leurs années d’études, quand on voit le coût que cela représentera, alors qu’ils sont en début de carrière, c’est complètement inopérant. Nous avons fait le calcu : pour racheter une année de cotisation, un jeune devrait débourser 7 200 euros. Quand vous commencez la carrière à vingt-cinq ou vingt-six ans… Il faut trouver une réponse permettant de valider les années d’études, des études qui profitent aux entreprises et à la nation.

C’est pourquoi vous dénoncez 
une «  réforme anti-jeunes  »…

Thierry Lepaon. Oui. Et une réforme contre les retraités. Eux aussi vont payer dans cette affaire, notamment avec le report de six mois de la date de revalorisation des pensions, qui constitue une désindexation masquée.

Article publié le 10 septembre 2013.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.